I
À la Dame de Vie je chante cette louange
D’adoration et d’Amour à la fin de mes jours !
Que toutes les oreilles ouvertes entendent mon acclamation,
Je lève la coupe et adore Babalon !
II
Même le prestidigitateur exécutant son tour [de magie]
Sait que le secret se trouve dans le cœur !
La magi[ck]e qu’il ourdit est une grande illusion,
Je lève la coupe et adore Babalon !
III
Je souhaite me perdre en Ton profond mystérieux;
Dans Ton étreinte, rapidement je m’endors.
Sur Ton immense mer noire je suis en train de flotter,
Je lève la coupe et adore Babalon !
IV
Roi bienveillant avec la puissance de quatre,
Jupiter règne sur le riche et le pauvre.
Accorde-nous compassion, oh miséricordieux Kwan,
Je lève la coupe et adore Babalon !
V
Toi déesse qui épanche la vie des étoiles
Et s’agenouille sur l’eau avec Tes jarres dorées
De lesquelles coule la vie que Tu as juste puisée,
Je lève la coupe et adore Babalon !
VI
Les mots du hiérophante sont ceux du prophète, en effet ;
Sa voix dans le silence est en train de chuchoter la vérité !
Avec les masques des chérubins tous sont en train de regarder,
Je lève la coupe et adore Babalon !
VII
Toi vierge si pure, c’est Toi que J’adore,
Tu es sept dans un et un dans quatre !
Oh mère de la nature, Je T’invoque ;
Je lève la coupe et adore Babalon !
VIII
Oh dame qui ferme la gueule de la bête,
La puissance du lion subjuguée par le moindre ;
Vaincue par amour et non pas par contrainte !
Je lève la coupe et adore Babalon !
IX
Comme la lune reflète la lumière du soleil,
Nous reflétons aussi la lumière de l’Unité !
Puisque chacune de nos étoiles éclairent pour toujours,
Je lève la coupe et adore Babalon !
X
Tu es une terre, la mère de tout !
Tu es les entrailles d’où l’homme a fait ses premiers rampements
Et où il retourne quand sa vie est finie !
Je lève la coupe et adore Babalon !
XI
Dame de lubricité sur le dos de la Bête,
Le lion, le serpent, l’étoile de l’est
Ascendante et reluisante nouvelle lumière sur Sion ;
Je lève la coupe et adore Babalon !
XII
Oh Babalon ! Babalon ! Toi mère puissante
Qui chevauche la Bête couronnée et aucun autre !
Ivre du vin de Ta fornication,
Je lève la coupe et adore Babalon !
XIII
Oh Toi qui est unité envoyée d’en haut
Pour racheter le déchu avec Ton amour parfait !
Ils doivent être purs comme le faon nouvellement-né ;
Je lève la coupe et adore Babalon !
XIV
Tu es l’ermite seul sur la cime
Et aussi l’expert qui monte chercher
La sagesse des sages et leur réflexion.
Je lève la coupe et adore Babalon !
XV
La graine et la racine et la feuille et le bourgeon
Fleuriront et fructifieront par la grâce de Ton sang
Qui est puisé de la terre en transmutation.
Je lève la coupe et adore Babalon !
XVI
Gloire à Babalon ! Gloire à Elle
Qui garde l’Abîme de Sa mer mystique !
La grâce et Sa splendeur qui à juste titre ont gagné,
Je lève la coupe et adore Babalon !
XVII
Toi parée de pourpre, Toi parée d’écarlate,
Ô toi précieux bijou et putain chamarrée d’or,
Ta coupe dorée est remplie d’abominations;
Je lève la coupe et adore Babalon !
XVIII
L’aurige dans son armure d’or
Tiré sans rênes par les quadruples sphinx !
Flamboyant de gloire, le signe du soleil,
Je lève la coupe et adore Babalon !
XIX
L’encens est fumant, les bougies sont allumées
Tandis que Je me penche pour embrasser SON index
Et prie sur l’autel sur lequel Tu es assise !
Je lève la coupe et adore Babalon !
XX
Le temps fait tic-tac comme les aiguilles d’une horloge
Suscitera le dieu avec la tête de faucon !
L’éon de feu pleuvra dessus;
Je lève la coupe et adore Babalon !
…

